- Écrit par : Équipe éditoriale de Chefluencer
Pendant cinq ans, le Bina Bar a mijoté discrètement à un coin de rue de Jerez. Il ne cherchait pas la gloire. Il n'était pas fait pour faire les gros titres. Il a ouvert ses portes en pleine pandémie avec un objectif simple : permettre à l'équipe de continuer à cuisiner. De cette urgence est né un bar plein d'âme. Salade de crevettes, montaditos, tartare au whisky. Des plats savoureux et mémorables. Aujourd'hui, le Bina est de retour. Reconstruit, repensé et animé d'une passion nouvelle.
Une cuisine qui n'a jamais détourné le regard
Née d'une nécessité en 2020, Bina n'était pas qu'un simple passe-temps. C'est devenu l'un de ces lieux que les habitués s'approprient avant même que quiconque ne s'y aventure. Un bar où les croquetas ont une véritable importance. Où l'escabèche est plus savoureuse qu'on ne l'imagine. Où la présentation est d'une beauté discrète, à l'image d'une personne élégante sans effort.
Même au fil des années, l'équipe a gardé le cap. Les meilleurs ingrédients, un assaisonnement précis, un dressage impeccable, aucun raccourci. montadito de pringá de berza gaditana a fait la une des journaux nationaux. tarta au whisky—oui, avec le pegotón de nata—n'était pas qu'un simple dessert ; c'était un clin d'œil à la mémoire, réinterprété.
Puis, en janvier 2025, les lumières se sont éteintes. Discrètement. L'équipe s'est retirée. Pas de longs adieux. Juste un mot : du nouveau arrive.


Le retour, avec le feu
Maintenant que quelque chose est là, et que c'est plus chaud. Littéralement. barbecue au charbon de bois La cuisine est désormais au cœur du projet. La Bina revisitée mise sur le feu, la puissance et le timing. Juanlu Fernández, déjà deux chefs étoilés à son actif, y travaille. LÚ Cocina y AlmaIl ne se contente pas de faire les choses à moitié. Sa partenaire, Dolce Nilda – récemment récompensée pour son travail en salle – a joué un rôle essentiel dans l'évolution de ce lieu et dans le rythme du groupe. Ensemble, ils ont façonné Bina non pas comme une simple annexe, mais comme un troisième pilier à part entière. Il simplifie tout.
Ce n'est pas un menu dégustation. C'est un endroit où l'on sent ce qui va arriver avant de le voir. picanha, âgée de 180 jours, des terres avec une croûte qu'on pourrait tapoter. Maquereau fumé sur des boutures de vigne Servi avec des pommes de terre à l'huile et au vinaigre, ce plat évoque les saveurs authentiques des grands-mères. Les légumes sont grillés à la perfection, tendres et savoureux, sans fioritures. Juste de la chaleur, de la tension et une excellente huile d'olive.
On mange du riz le week-end. Parfois du flamenco. Toujours une routine.
La pièce, réaménagée par Daniel Muñera, joue la carte de la sobriété. Argile, bois, tons neutres — juste ce qu'il faut pour créer une ambiance chaleureuse, sans jamais perturber une conversation. Il partage certains points communs en matière de design avec Krombol, le café frère, mais ici le volume est baissé et l'ambiance est plus électrique.


Un nouveau centre de gravité
Avec LÚ d'un côté et Krombol d'autre part, Bina complète le triangle Fernández-NildaVoici le chapitre éclairé par le feu. À LÚ, Juanlu compose. À Krombol, il dessine. Ici, il aiguise. Pas d'artifice. Juste de la fumée, des épices et un bar qui ne bronche pas.
C’est peut-être là l’expression la plus pure du rythme de Juanlu Fernández. Dépouillée de tout artifice, ancrée dans la répétition et la flamme, l’œuvre de Bina témoigne d’une discipline naturelle qui ne requiert aucune attention particulière pour rester percutante.
Bina est de retour – plus mince, plus bruyante, et toujours indéniablement elle-même.

Détails d'ouverture
- Réouverture: 11 juillet 2025
- Emplacement: Calle José Cádiz Salvatierra 7D, Jerez de la Frontera
- FormatMenu de saison cuit au charbon de bois, ambiance décontractée
- Réservations: Recommandé, surtout le week-end, lien ici